La situation de guerre dans la bande de Gaza et au Liban est au cœur de la 25e édition des Journées théâtrales de Carthage (JTC) qui a ouvert ses portes samedi 23 novembre au Théâtre municipal de Tunis (en Tunisie). Le thème central de cette édition est : « Théâtre, génocide et résistance : vers un nouvel horizon humaniste » avec pour slogan « Le théâtre de toutes les résistances… l’art de la vie ». Un appel du pied au monde entier pour se pencher sur la situation des populations palestiniennes de la Bande de Gaza et celles du Liban.

Mohamed Mounir Argui, président des JTC a insisté sur le rôle de l’art théâtral pour les causes justes. Ce, en présence de la ministre des Affaires culturelles Amina Srarfi. Au-delà, il a exprimé sa solidarité aux délégations étrangères qui n’ont pu effectuer le déplacement pour des problèmes de non obtention du visa.
Artistiquement, le guitariste et compositeur palestinien Shadi Zaqtan a fait une prestation. Les enfants du cirque Paparouni ont, dans un hommage émouvant, interpellé sur le calvaire vécu par leurs camarades des zones de guerre et surtout ceux contraints à quitter leurs habitations pour des camps de réfugiés.




Les JTC 2024 reçoivent 125 spectacles (d’Afrique, du monde arabe et des autres régions du monde) en provenance de 32 pays. 12 sont en compétition officielle dont deux en provenance de l’Afrique subsaharienne. Il s’agit de « Zone franc (h)e » de Migan Bardol (Bénin) et « Médecin après la mort » d’Ibrahim Sarr (Sénégal).

Outre les représentations théâtrales, deux colloques auront lieu avec pour thèmes : « Génocide et résistance : vers un nouvel horizon humaniste » (du 25 au 27 novembre) et « L’utilisation des multimédias au théâtre : Enjeux et imprévus » (29 novembre). Il y aura aussi des rencontres, des tables rondes, des ateliers et masterclass, des dédicaces, des débats, des expositions. Le festival fermera ses portes le 30 novembre prochain.
SANOU A. à Tunis

