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    Home»Arts visuels»RENCONTRES DE BAMAKO : Le culte de l’art et l’art de la culture
    Arts visuels

    RENCONTRES DE BAMAKO : Le culte de l’art et l’art de la culture

    WebmasterBy Webmasterdécembre 9, 2022Aucun commentaire3 Mins Read
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    Les Rencontres de Bamako, ou Biennale africaine de la photographie, se sont ouvertes le 8 décembre et se clôtureront le 8 février 2023, après trois ans d’absence pour pandémie de coronavirus. Ce rendez-vous majeur de notre continent pratique le culte de l’art et l’art de la culture, à travers des expositions, dans lesquelles l’on trouve non seulement des photos mais également des vidéos.

    Devant un parterre de hauts responsables et d’invités, le ministre de l’Artisanat, de la Culture, de l’Industrie hôtelière et du Tourisme, Andogoly Guindo, a inauguré la 13e édition des Rencontres de Bamako, évènement important de notre continent sur l’art de l’image qu’elle soit photographique ou vidéo.

    C’est dans le décor du Musée national du Mali, lui-même dans l’enceinte du Parc national du Mali, que cette cérémonie inaugurale a eu lieu, avec une ouverture dans laquelle les discours ont mis en avant l’importance, entre autres, des partenariats et du domaine culturel, sous-entendu pour la bonne gouvernance d’un pays et la cohésion de sa population en général et des différents peuples qui la composent, car comme la Culture, la population est multiple et chaque entité communautaire qui la compose doit garder son identité et son unicité tout en s’intégrant à la globalité. 

    D’ailleurs, l’ouverture a été haute en Culture avec des chants et de la musique, avant que les hauts dignitaires ne se dirigent vers la salle de la première exposition de ces Rencontres. Car, ces dernières proposent différentes expos, qui ont été divisées en cinq chapitres, comme si le public lisait un livre à travers les œuvres. Chaque artiste sélectionné a proposé sa vision thématique sur «Maa ka Maaya ka ca a yere kono» ou «la multiplicité, la différence, le devenir et l’héritage», et les commissaires ont décidé de caser chacun dans le chapitre dont le titre fait référence à un vers du poème d’Aimé Césaire : «Défaire et refaire le soleil».

    « Demeure faite d’on ne sait à quel saint se vouer. De la terre, du lieu et de l’espace» est la phrase poétique qui annonce les œuvres choisies pour cette première exposition, qui a ouvert les Rencontres. Elle réunit les œuvres de dix-sept artistes venus de divers horizons de l’Afrique, de la diaspora, et même d’ailleurs, dont certains sentent que leurs racines sont imprégnées d’africanité. Il s’agit de Maria Magdalena Campos Pons (Cuba), Leo Asemota (Nigeria), Jess Atieno (Kenya), Rehema Chachage (Tanzanie), Monica de Miranda (Angola), Anna Binta Diallo et Binta Diaw (Sénégal), Letitia Huckaby (Etats-Unis), Raisa Galofre (Colombie/Caraïbes), Atiyyah Khan (Afrique du Sud), Maya Louhichi (Tunisie), Louisa Marajo (Martinique), Ebti Nabag (Soudan), Mélissa Oummou Diallo (Guinée), Fethi Sahraoui (Algérie), Neville Starling (Zimbabwé), et Eve Tagny (Cameroun).

    Zouhour HARBAOUI

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