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    Home»Arts visuels»Photographie»«DES MARABOUTS DE DJENNÉ (2017-2018)» DE HAMDIA TRAORÉ : «Boubous» sans tabous !
    Photographie

    «DES MARABOUTS DE DJENNÉ (2017-2018)» DE HAMDIA TRAORÉ : «Boubous» sans tabous !

    WebmasterBy Webmasterfévrier 12, 2020Aucun commentaire3 Mins Read
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    Lors des Rencontres de Bamako (Mali), nous avons pu découvrir le travail du photographe malien Hamdia Traoré qui a rendu hommage aux marabouts de sa ville natale Djenné. Un travail sur les «Boubous» sans tabous !

    Originaire de la mythique ville malienne de Djenné, le jeune photographe Hamdia Traoré s’inspire toujours de sa ville natale pour ses œuvres, immortalisant, ainsi, «un pan entier de la très riche culture malienne». Pour la dernière édition des Rencontres de Bamako, biennale de la photographie, il a voulu rendre hommage aux marabouts, ces hommes de savoir islamiques, en les photographiant non pas dans un studio mais sur leur lieu de travail, à savoir les écoles coraniques, faisant, ainsi, «évoluer ses codes en déplaçant le contexte du studio directement dans les espaces de transmission du savoir». Une façon, également, de rendre hommage à une source des connaissances. Car les marabouts, ces hommes en «boubous», sont une source de connaissance qu’ils se doivent de transmettre et non de la garder pour eux-mêmes.

    Les marabouts ont leur importance dans la ville car qui dit marabout dit étude, érudition, et connaissance. Selon l’étude ethnographique du professeur néerlandais Geert Mommersteeg, intitulé «Le domaine du marabout : maîtres coraniques et spécialistes magico-religieux à Djenné (Mali)», «la connaissance que possèdent les marabouts est de deux sortes : outre la connaissance « publique » (bayanu), les marabouts possèdent également une connaissance « secrète » (siri). La connaissance bayanu est étroitement liée à la pratique de l’enseignement coranique tant au niveau primaire que secondaire. La connaissance siri, par contre, trouve son application dans la pratique du maraboutage, terme qui couvre des activités comme la confection d’amulettes et la consultation de différents systèmes de divination. Les groupes de ceux qui possèdent la connaissance bayanu et de ceux qui disposent de la connaissance siri se chevauchent en grande partie».

    Des enfants et des hommes

    Dans sa série photographique sur les marabouts de Djenné, Hamdia Traoré ne s’est pas contenté de prendre comme sujets les «appreneurs», il a, également, intégré, sur quelques clichés, les apprenants, car, comme partout en Afrique occidentale musulmane, les jeunes enfants de Djenné, dès un certain âge, sont confiés à un marabout qui leur enseigne la récitation du Coran. Chose qui a pratiquement disparue chez nous.

    Il faut savoir que Djenné possède une quarantaine d’écoles coraniques primaires et une dizaine d’écoles pour l’enseignement coranique secondaire. C’est grâce à cela que Djenné possède «un statut de centre régional du savoir islamique».

    Il est à noter que c’est suite à la conversion à l’islam, en 1300, du roi que l’empire du Mali s’islamise. Et Djenné devient, aux XVe et XVIe siècles, un foyer de diffusion de l’islam. De ce fait, la ville accueille la plus grande mosquée au monde, inscrite au patrimoine mondial de l’UNESCO depuis 1988. La grande mosquée, les écoles coraniques et les tombes des Saints bénéficient d’une protection coutumière par la mise en place d’un comité de gestion de la mosquée, l’association des écoles coraniques et la supervision du chef de village, son conseil et les chefs de quartier.

    L’on comprend, dès lors, pourquoi Hamdia Traoré a mis en valeur, à travers ces portraits, la volonté des marabouts «de mettre en valeur leur humanité, leur dignité, et leur érudition», et ce, «afin de présenter une facette de la résistance collective et d’adresser un message d’espoir»…

    Zouhour HARBAOUI

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